Communauté internationale et hypocrisie comme modèle de relation avec les Etats africains 


Par Charly KENGNE

 

▌ Le monde est injuste et ce depuis la nuit des temps et nous le savons. Le respect du Droit International est une question de rapport de force. Ça également nous le savons. Les Nations-Unies dans sa charte reconnaissent :

 

_ Le Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 _ le Droit des peuples à l’Auto-determination.

 _ La non ingérence dans les affaires internes des États.

 

Tout un ensemble de texte qui consacre aujourd’hui le principe de “LA SOUVERAINETÉ” et de “L’ÉGALITÉ ENTRE LES ÉTATS” quoique dans la pratique c’est un autre débat. Bien que reconnu et adopter par l’assemblée générale des Nations-Unies, ses droits peinent à être respecter par d’autres États dit “SUPER PUISSANCES”.

 

 

Et sous le fallacieux prétexte du “DILEMME À LA SÉCURITÉ HUMAINE”, ils ont passé outres ses obligations qui s’imposent à eux pour légitimer leurs actions et leur volonté d’ingérence dans les affaires internes des autres États. Cette volonté d’ingérence a été codifiée par le Conseil de sécurité des Nations-Unies et s’appuie sur “LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME DE 1948 qui dit dans un de ses articles : « Si un État ne peut ou est incapable d’assurer la sécurité de ses concitoyens, il est possible de se substituer à celui ci pour assurer cette dite sécurité ».

C’est sous ce prisme qu’ils sont intervenus en Lybie, en Syrie, au Yémen, en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en Somalie etc …. Et nous connaissons tous la suite.

 

Alors comment comprendre que pour peu qu’un pays où chancellerie occidentale soit attaquée , directement leur machine de défense et de sécurité font recours à tous les moyens possibles pour se défendre y compris les armes. Et dans certains cas jusqu’aux armes chimiques et nucléaires en totale violation des lois, traités et conventions ratifiés par ses mêmes États. Mais normal, ce sont les pays Puissants. D’ailleurs leur phrase fétiche est là suivante ” ON NE NÉGOCIE PAS AVEC LES TERRORISTES”.

 

 

 

Pour ceux et celles qui l’ignorent la plupart des organisations, milices ou entités qui pourraient être considérées comme “terroristes” dans ses pays sont généralement des formations politiques dites “d’extrême droite ou d’extrême gauche”. Le cas en France avec la Corse, vous ne verrez jamais l’État français vous parler d’un dialogue avec ses gens là. L’autre exemple est celui de l’ETA organisation séparatiste Basque en Espagne avec le dossier de Catalogne ( Barcelone) ou encore de l’IRA ( Irish Républican Army) en Irlande du Nord. Tous ont été matés et combattues par la violence des armes parceque mettant en mal la République, l’État.

 

Les mêmes schémas reproduites en Afrique, les mêmes vous diront il faut dialoguer, il faut un gouvernement d’union nationale, il faut s’asseoir sur une table, il faut un processus électoral consensuel, il faut faire des concessions. Et curieusement ceux de nos gouvernants qui se plient à ce jeu macabre finissent toujours par payer le prix fort.

 

La côte d’ivoire avec les accords de Lome1, Lomé 2, jusqu’aux accords de Linas-Marcoussis avec la médiation Française et son Ministre des affaires étrangères de l’époque Dominique Devillepin, mais cela n’a empêché le président Laurent Koudou Gbagbo d’être déporté à la CPI.

 

 

 

Le Mali avec maintes accords de paix signés avec les forces rebelles du Nord précisément les accords d’Alger de Mai 2015 entre le Gouvernement Malien d’IBK et les les Rebelles de la CMA ( Coordination des Mouvements de l’Azawad) , mais cela n’a pas empêché le président Ibrahim Boubacar Keita d’être chassé comme une mal Propre.

 

Le Soudan plusieurs accords de paix signés entre Oumar El beshir et Rayek Mashar , mais cela n’a pas empêché le pays de se diviser en deux (02) avec la création d’un nouvel État ( Soudan du Sud). Sans parler du départ du président Oumar El Beshir.

 

La RCA plusieurs accords de paix ont été signés avec les rebelles précisément les accords de “KHARTOUM” signé en février 2019 entre l’État Centrafricain et 14 Groupes Rebelles. Mais cela ne les empêche pas de toujours attaquer la capitale Bangui et de mettre en mal la stabilité de ce pays.

 

Aujourd’hui le Tchad, le Cameroun et bien d’autres pays où la communauté internationale demande aux États de continuer à dialoguer avec des rebelles et des terroristes perpétuant ainsi le cycle de l’interminable contestation avec pour conséquence directe le retard que nous observons sur le reste du monde.

 

#Afrique_Reveille_toi

 

 

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