Médiation: Le Synajic obtient la libération sous caution de Lyse Davina Nguili

Lyse Davina Nguili ,  jeune journaliste de 23 ans, interpellée et gardée à vue le samedi 13 mars dernier par les éléments de la police judiciaire de Yaoundé et transférée à Douala, a été libérée le 19 Mars 2021.

 

 

 

 

D’après son récit, Lyse Davina Nguili Nkouma, a reçu un coup de fil de sa sœur jumelle le samedi 13 Mars à 14h, qui disait qu’elle était retenue à la Pj de Yaoundé parce qu’elle utilisait un téléphone volé.

A la suite de ce mauvais coup de fil, manu military, notre consœur, sans avoir eu le temps de faire sa toilette s’y est rendu. Arrivée à la Pj, les policiers s’empressent de récupérer son sac à main et son téléphone avant de lui décliner les véritables raisons de sa venue «mademoiselle Nguili, vous serez retenu pour cybercriminalité et diffamation de nom» lance un officier de police.

Elle apprend à la suite de cette information qu’une plainte avait été déposé contre elle à Douala, par la directrice de la société générale des banques, madame Marenne Ndiaye, qu’elle ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, le 28 juillet 2020.

 

 

Après une nuit de garde à vue passée à la police judiciaire de Yaoundé, Lyse Davina Nguili Nkouma, est transférée à la Pj de Douala, où elle subit un second interrogatoire le dimanche.16 Mars avant d’être mise en garde à vue une nouvelle fois dans une ville qui lui est totalement étrangère et où elle séjourne pour la première fois.

C’est le lundi 17 Mars, que la jeune journaliste, fraîchement sortie de l’Esstic, commence à comprendre ce qui lui arrive, puisque cette fois elle sera auditionnée en présence de l’avocat de la famille, Me Atangana Gervais Sylvain.

De cette audition, notre consœur découvre qu’il s’agit effectivement d’un article publié le 24 Juillet 2020, par le site d’information en ligne “kwat de l’info diaspora” un «média» dont elle n’a jamais entendu parlé ayant plutôt signé un contrat de travail avec «STYVY online», d’un certain Jean Paul Samedjeu, résident en Allemagne qu’elle n’a jamais non plus rencontré physiquement, ce dernier lui ayant révélé qu’il lui était difficile de séjourner au Cameroun, mais a trouvé utile d’insérer le CV de Lyse Davina Nguiliqui a signé le contrat de pigiste en novembre 2020, sur la page d’accueil de son site d’information. Tout a été fait à dessein pour notre consœur devienne la cible privilégiée des victimes de sieur Jean Paul Samedjeu.

 

 

Informé de l’arrestation de Lyse Davina Nguili Nkouma, le syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun (Synajic), dont l’objectif majeur est la défense des droits des journalistes, des promoteurs des médias et des professionnels des métiers connexes, saisi par le coordonnateur en charge de la rédaction de la télévision Vision 4 Littoral, Ouest et Sud-Ouest, Christian Eloundou, déterminé à faire la lumière sur cette arrestation qu’il qualifie d’arrestation arbitraire a exigé sa libération.

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Nous nous sommes rendus le jeudi 18 Mars, à la police judiciaire de Douala à Bonanjo pour réclamer conformément à cette perspective, malheureusement le dossier était déjà au tribunal de grande instance avec déferrement à la prison centrale de Newbell. Nous a révélé le commissaire divisionnaire Ze Ze Samuel, Chef de l’unité régionale de division spéciale de contrôle des services du Littoral, qui nous a chaleureusement reçu. Le divisionnaire ne nous a épargné aucun détail sur cette affaire de cyber criminalité et diffamation contre la journaliste de 23 ans que nous avons aussi rencontré afin d’avoir non seulement sa version de vive voix mais aussi les conditions de sa garde à vue, avant de nous rendre au tribunal de grande instance pour en savoir davantage.

Rendu au TGI, on apprendra que le dossier est désormais au tribunal de première instance, auprès duquel nous avons sollicité l’audience pour rencontrer le Procureur de la République, Jean Pierre Elessa, qui n’a pas hésité à nous recevoir, a d’ailleurs apprécié notre démarche. Nous sommes sortis de son bureau serein et rassurés de n’avoir pas perdu notre temps.

Le lendemain vendredi 19 Mars 2021, à la suite d’une audience accordée au Coordonnateur National en charge de la Communication du SYNAJIC par le Président du tribunal de première instance, Lyse Davina Nguili Nkouma, est libérée sous caution par le juge n°1. Caution obtenue par le syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun (Synajic) qui s’est porté garant, et portant la signature de Nkodo Pierre Claver, Coordonnateur National en charge de la communication de notre mouvement syndical.

 

 

Lyse Davina Nguini Nkouma, est libre c’est vrai, mais elle tire les leçons.
Conformement à nos statuts et règlements intérieurs, le SYNAJIC continue à apporter son soutien à tous les confrères privés de leurs droits et à réclamer la libération de Mbombog Mbog Matip Emmanuel, incarcéré arbitrairement à la prison Centrale de Kondengui à Yaoundé depuis le 17 Septembre 2020 sans ouverture du procès et dans l’ignorance totale de l’identité véritable des plaignants. Le mandat de détention provisoire du directeur de publication de “Climat Social” , étant arrivé à expiration le 7 Mars 2021 dernier voilà un peu plus de deux semaines.

Libérez Mbombog Mbog Matip Emmanuel, ainsi que tous les journalistes détenus abusivement et rétablissez les dans leurs droits.

Union-Action-Solidarité

Par Alex Koko à Dang
Président national du Synajic

 

 

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