Autonomisation en électricité à l’aéroport International de Yaoundé Nsimalen : Thomas Owona Assoumou active deux réacteurs

A l’Aéroport International de Yaoundé – Nsimalen, les délestages seront bientôt un triste souvenir. D’importants travaux sont effectués sur le réseau électrique de la plateforme aéroportuaire pour éviter désormais le manque à gagner causé par les coupures d’énergie électrique  d’Eneo.

 

D’après le Sous-Directeur d’équipement et d’installation, à la fin des travaux, l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen sera doté de deux(02) groupes électrogènes d’une puissance de 680 KWA. Leur rôle reviendra à maintenir l’aérogare dans la lumière une fois qu’il y a coupure de courant. Les travaux dont le coût du projet s’élève à près de 05 milliards FCFA touchent tous les compartiments et services. Il en est ainsi de la plateforme aéroportuaire, du pavillon présidentiel,  du Fret, de l’aérogare passagers et de la Direction Générale.

Selon la  Direction Générale des ADC, les travaux seront exécutés sur une période de 05 mois. La première phase va concerner la centrale en elle-même ; la deuxième sera  focalisée sur la passerelle et la troisième sur la centrale hydraulique.

Ce vaste ambitieux projet vise à faire de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, une plateforme sans coupure d’énergie électrique. C’est effet pour le DG des ADC, le temps de rendre autonome l’aéroport en énergie électrique. Une fois qu’il y a coupure, le conducteur des travaux  Didier Jiovanovic, explique qu’il suffira de quelques secondes pour que les groupes prennent la relève. Les machines ne connaitront pas d’arrêt car le système disposera d’un  onduleur qui sera placé derrière le réseau électrique.

D’autres travaux permettront d’assurer en toute aisance le service de contrôle de l’aérogare. Le pavillon présidentiel connaitra lui  aussi  une cure de jouvence : « On sera dans une nouvelle architecture où tout est automatisé, tout peut être contrôlé à distance, sur un poste d’ordinateur ou sur un écran pupitre. Pour cela, il y a deux écrans pupitres. Un écran pupitre observateur au niveau de la centrale électrique et un autre pupitre pour technicien au niveau du sous-sol aérogare qui sera un poste de contrôle technique qui va fédérer presque tous les équipements à cet endroit », explique-t-on  ainsi.

Fin des temps

Il n’y a que des idiots qui ne changent jamais leur façon de faire. Le Directeur Général des ADC dans son désir ardent de permettre à l’aéroport de Yaoundé – Nsimalen d’être davantage rentable, a décidé de combattre tout d’abord ce problème de délestage qui la plupart de temps, paralyse l’ensemble des services de la plateforme. Comment concevoir que de nos jours un aéroport de classe international  soit plongé de temps en temps dans le noir. Thomas Owona  Assoumou qui juge que cela ne fait pas bonne impression, change la donne en permettant à la plateforme de se doter des groupes électrogènes bien puissants.

Il s’agit aussi d’éviter des moqueries car, le Cameroun dans les mois qui viennent, va abriter différentes compétitions en occurrence le CHAN et la CAN 2021.  Si pour les nationaux, la triste réalité avec ENEO peut être comprise, l’appréciation n’est pas la même partout ailleurs. Dans leur soucis de se faire du gain voire des bénéfices, aucun délestage n’est accepté par les compagnies aériennes étrangères. Le manque à gagner ne laissant personne indifférente. C’est donc une ère nouvelle qui s’ouvre à Yaoundé-Nsimalen où le problème de délestages rentre dans les annales tristes de l’histoire d’approvisionnement d’Eneo en énergie électrique au Cameroun. Les autres aéroports du pays ne sont pas dans les oubliettes. Ce qui se passe à Yaoundé-Nsimalen n’est que l’ombre des choses  à venir à en croire le DG des ADC.

 

Source : La Voix Des Décideurs

 

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