C’est au cours d’une conférence de presse tenue le 17 juillet 2019 à Yaoundé, qu’ils ont présenté leur plan destiné à mettre fin aux conflits fratricides qui déchirent le pays.  

Pour atteindre cet objectif, une caravane constituée par ces gardiens de la tradition va   sillonner les dix régions du Cameroun. Le lancement des activités  aura lieu le 04 août 2019 à Douala. Il s’agit de rencontrer les acteurs socio-politiques et toutes les parties prenantes à la crise fratricide qui met à mal le pays.

Les chefs traditionnels entendent restaurer la vision d’un Cameroun de paix, Un et Indivisible qui dépasse et surpasse les intérêts égocentriques du politique. Les déclarations de Sa Majesté Prosper Mbassi Bessala, Coordonnateur National au Cameroun du Conseil Panafricain des Autorités Traditionnelles et Coutumières, en disent davantage. « Notre message aux acteurs socio-politiques et aux hommes du pouvoir est clair. Débattez de tout ce que vous voulez, ou vous voulez et quand vous voulez. Mais faites-le dans la paix et dans l’unité des Camerounais, car aucun de vous n’a reçu mandat pour spolier ou détruire ce pays ».

Le vivre ensemble est fragilisé au Cameroun, regrettent les chefs traditionnels. Les conflits de natures variés déchirent les Camerounais. Outre les menaces terroristes, une crise fratricide sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis plus de trois ans. Le comble c’est qu’un autre conflit post-électoral a pris une couleur tribale. Les protagonistes se livrent à une bataille des postes par le truchement des messages de haine d’une violence insupportable dans les réseaux sociaux.

Les autorités traditionnelles et coutumières, en prenant sur les accords de Batchenga signés le 22 juin 2019, disent stop à ces tueries dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, elles disent stop à la barbarie, stop au tribalisme. Durant leurs interventions, les gardiens de la tradition sont restés attachés à leur désir commun de voir la paix revenir au Cameroun, voir leurs enfants aller à l’école, voir tout Camerounais heureux de vivre dans son pays auprès de ses frères.

Venus des dix régions du pays, les syndiques se disent prêt à mettre en commun les valeurs traditionnelles pour ramener la paix. Cette paix si chèrement acquise par les ancêtres et qui leur a été léguée en héritage.

                             

 

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