C’est un nouveau feuilleton qui s’ouvre en 2019 avec la participation des sélections féminines à la Coupe du Monde et masculine à la Can.

Indisponibilité des fonds, revendications manipulations, joueurs en errance, voici l’image que le Cameroun a toujours su servir au monde entier en de telles occasions. Notamment à la veille de ces grand rendez-vous, régionaux ou planétaires de la fête du ballon rond. La participation de la sélection nationale féminine senior au mondial féminin en France, ainsi que celle de l’équipe des Lions Indomptables du Cameroun à la Coupe d’Afrique des Nations, finalement organisée par l’Égypte, très saluées, finiront par laisser un goût très amer aux yeux de l’opinion. Avec ce sempiternel problème de primes des joueurs qui demeure une préoccupation majeure au Cameroun. Et ce en dépit de l’abondante réglementation autour de cette question.

Un arsenal juridique important

C’est certainement l’un des textes les plus importants et les plus actuels autour de l’attribution des primes aux sélections nationales. Le décret présidentiel numéro 2014/384 du 26 septembre 2014, portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football du Cameroun pourtant avant-gardiste, n’aura visiblement pas changé grand-chose dans cette gestion flou des primes des footballeurs du pays de Roger Milla. L’alinéa 2 de l’article 14 de la même loi précise que le montant des primes des matches officiels et amicaux ainsi que des primes de qualification à l’occasion des compétitions officielles est arrêté par décision du Président de la Fecafoot, en concertation avec le ministre en charge des sports. En poursuivant l’on est frappé par ces précisions qui indiquent clairement un délai de six mois avant le début d’une phase finale d’une Coupe du Monde; celui de trois mois avant le début d’une phase finale d’une Coupe d’Afrique des Nations ou d’une participation aux Jeux Olympiques. C’est dire combien cette question est encadrée sur le plan juridique malgré qu’il y demande d’importantes zones d’ombre dans le fond.

Une double tutelle ambiguë

Ce n’est un secret de polichinelle que de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Dans le domaine sportif en général et footballistique en particulier où les revenus engrangés par les grandes organisations régionales et planétaires donnent du tournis. Normal  donc que la répartition puisse causer quelques soubresauts. Entre l’Etat du Cameroun, cotutelle financière et la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), entité autonome bénéficiant de la personnalité juridique au sens du droit. Une cohabitation sous le ciel camerounais qui ne s’est jamais passé sans heurtes. Dans le chapitre 2 dudit texte, en confiant la gestion financière des sélections nationales de football conjointement au Ministère des Sports et la Fecafoot a davantage rendu opaque cette gestion. D’autant plus que sur la base de conventions et textes particuliers entre les fédérations sportives et  l’Etat, jusqu’à ce jour, aucune véritable législation, n’éclaire cette collaboration. Si ce n’est le texte organisant l’ensemble des fédérations ou associations sportives, placées sous la tutelle du ministère des sports et l’éducation physique.

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