Une modalité à destination des délégués des comités d’animation et de développement des quartiers du quatrième arrondissement de Yaoundé, en prélude aux universités itinérantes citoyennes à venir. 

PACAEDC-YDE4, entendu Projet d’Appui à l’amélioration de la Participation Citoyenne et à la Planification de la Gestion Intégrée de l’Environnement et des Sources d’Energies Durables dans la Commune de Yaoundé 4, ambitionne de mieux impliquer les habitants de cette circonscription administrative de la capitale camerounaise Yaoundé, dans la gestion quotidienne de leur espace de vie. Financé par l’Union Européenne, ce projet loin d’être le premier du genre, axé sur la bonne  gouvernance, la gestion des déchets ainsi que la protection de l’environnement entend faire mieux que ses devanciers qui ont posé les bases d’une gestion participative de la communauté. «Il s’agit d’un renforcement des capacités sur les thématiques définies sur les changements climatiques, l’accès à l’énergie, sur l’atténuation des gaz à effet de serre, ainsi que sur l’adaptation aux changements climatiques », a déclaré ce formateur rencontré. « Et on leur présentera des projets pilotes qui permettent de contribuer à protéger l’environnement » a poursuivi Thierry Mfegue, formateur rencontré, quelques instants après la tenue de la cérémonie d’ouverture. Bien que, le constat qui se dégage est celui selon lequel les communes camerounaises sont restées à la traîne. L’on note dans la municipalité de Yaoundé 4ème, une absence d’outils de planification efficiente et de plans d’action durables, de développement local à faibles émissions de gaz à effet de serre, d’urbanisme et de résilience climatique.

Origine de cette stratégie

PACAEDC-YDE4 s’est, depuis sa mise en œuvre en 2017, interrogé sur la meilleure façon de transmettre l’information et de former les habitants des 65 quartiers et villages de l’arrondissement de Yaoundé 4, afin qu’ils puissent eux-mêmes défendre leurs droits et prendre une part active au développement de leurs quartiers. La majorité d’entre eux étant préoccupé par la survie quotidienne, la probabilité qu’ils prennent le temps de se déplacer pour assister à une conférence dans une salle éloignée de leur domicile comme lors de ces récentes assises de juin 2019, était minime. Ainsi est née l’idée de rejoindre les habitants directement sur leurs lieux de vie, pour que l’information transmise soit au plus près de leurs réalités quotidiennes et de leurs préoccupations.  Ce sont d’une part, les Universités Itinérantes Citoyennes, et d’autre part, les Université Fixes Techniques à destination des délégués de comités d’animation et de développement.

Une stratégie alternative d’éducation.

Les Universités fixes techniques, sont des moments de partage des savoirs entre des experts, des personnes qualifiées qui détiennent un savoir intellectuel, scientifique ou technique et des délégués des citoyens qui connaissent la réalité de leurs quartiers et qui possèdent bien souvent de réelles connaissances empiriques. De cette rencontre comme nous explique le Coordonnateur, « il est attendu des participants d’abord un engagement citoyen. Car c’est toute l’humanité qui engagée dans la lutte contre les changements climatiques. Il faut agir et cela passe simplement par des outils des armes qu’il faut transmettre ». C’est ce qui justifie la tenue du 19 au 20 juin 2019, au Centre de Promotion de la Femme et de la Famille de Nkolndongo, la tenue de cet atelier à destination de 130 délégués qui seront capacités dans l’optique de contribuer à l’amélioration de la participation citoyenne en vue d’un accès continu pour plus de 600 mille personnes à l’habitat décent, tout en assurant une meilleure planification des sources d’énergie durable et du climat dans cette commune. Une inquiétude demeure  cependant, au niveau des récepteurs que sont la population.

 Une démarche calibrée

L’accès au savoir et à l’information étant bien souvent l’apanage des élites, l’enjeu des Universités Fixe Techniques est une diffusion large des connaissances au plus grand nombre de citoyens, par l’entremise de délégués. Les Universités Fixes Techniques visent à constituer un pool de personnes ressources qui pourront relayer l’information dans leurs quartiers ou villages respectifs. Jean Pierre Assako Essiben, délégué CAD Nkoldongo, mesure les enjeux et impacts de cet atelier : « Les sept modules de cette formation avaient un rôle bien spécifique, celui d’adresser les questions de changement climatiques. »  L’objectif étant que les informations, connaissances, savoirs reçus,  soient diffusées au plus proche des habitants, de manière permanente. Bien que du côté des participants, l’on soit songeur quant à l’atteinte des résultats ainsi que des moyens qui seront mis à disposition. Tant les thématiques d’atténuation des changements climatiques, des mesures d’adaptation, et les mécanismes de gestion durable des ménages ont un coût considérable.

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