Dette extérieure : Le Cameroun toujours crédible auprès des bailleurs de Fonds

La conférence de presse conjointe tenue le 27 décembre 2018 au ministère de la communication à Yaoundé par Louis Paul Motazé et Issa Tchiroma Bakary, a permis au ministre des Finances, d’éclairer l’opinion publique sur la situation actuelle de la dette du pays.

Le conseil d’administration du FMI (Fond Monétaire International) a rendu public le 17 décembre dernier un communiqué de presse. Ce dernier fait état de ce que, le FMI accorde au Cameroun un quatrième décaissement de 76,3 millions de Dollars (44,131 milliards de F).

Cette autre dette qui rentre dans le cadre de l’accord au Cameroun d’une facilité élargie de crédit (FEC), permettra au pays de relever sa croissance économique fragilisée par les exactions terroristes de la secte Boko Haram,  les crises dites Anglophones et surtout la chute des prix du pétrole au marché mondial.

Outre cette considération macroéconomique, le commun des Camerounais s’interroge sur les effets rétroactifs des dettes contractées en plus  pour l’organisation de la CAN 2019 qui a malheureusement été retirée au pays. Pour bon nombre, ce grand-rendez-vous sportif était supposé générer des revenus compensatoires. Son retrait causerait sans doute un gros préjudice à la croissance économique  déjà menacée et qui a obligée les pouvoirs publics à ménager d’autres sources de remboursement.

Cette préoccupation des Camerounais traduite par notre confrère du Messager a donné l’occasion au ministre des finances de préciser que, le problème essentiel n’est pas la dette mais sa soutenabilité. La créance soutenable, au sens du ministre, est celle contractée pour la réalisation des projets dont les revenus permettront de rembourser ledit emprunt.

Le port en eau profond de Kribi à titre d’illustration, est un projet dont la dette  sera remboursée par les revenus de  son exploitation. Le plus important, c’est de faire la différence entre la bonne et la mauvaise dette car pour Issa Tchiroma Bakary, contracter ne dette pour se nourrir  est un exemple type d’un mauvais investissement. La créance de l’Etat du Cameroun ne dépasse aucunement les 35 % du PIB, rassure Louis Paul Motaze.

Le ministre des Finances fait savoir que  le plafond de la dette pour les pays membres de la CEMAC est fixé à 70%. Le cas du Cameroun n’est pas encore alarmant bien que le souhait ne soit pas d’atteindre ce plafond, a-t-il souligné. Juste  pour démontrer que la dette du pays est contrôlée et contractée en fonction des garantis de remboursement. C’est le pourquoi le Cameroun n’a pas de défaut de paiement ou de remboursement. Il reste donc crédible auprès de la Banque Mondiale.

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